29.04.2009

L'HYPERCONCENTRATION DU SYSTEME DES SOINS :

CHRONIQUE D'UN DESASTRE SANITAIRE
D'UNE NORMANDIE EN DESHERENCE MEDICALE


En novembre 2007, le Mouvement Normand avait publié un communiqué (N° 28) intitulé : « Il faut des médecins...là où il y a des malades ». Quinze mois plus tard, il nous faut revenir sur le sujet. La situation ne s'est pas améliorée. La désertification médicale menace plus que jamais. Notre confrère Frédérick Macé, dans L'Orne Combattante en date du 2 avril 2009, dénonce la situation dans la région de Flers, sous le titre : « Rendez-vous chez un médecin spécialiste, l'interminable attente ». Pour rencontrer un cardiologue, il faut six mois, pour un rendez-vous de contrôle chez un gynécologue de l'hôpital, le délai atteint quasiment douze mois, on ne peut espérer une consultation chez un dentiste avant la mi-juin (Nous sommes début avril !), pour une visite chez un ophtalmologue, rien de possible avant la mi-juillet... Les spécialistes avouent leur impuissance : nombreux sont ceux qui vont partir en retraite et qui ne trouvent pas de remplaçants. « Les jeunes préfèrent aller dans les grandes villes et sur le littoral ». Cette situation flérienne n'est pas unique en Normandie (et dans certaines autres régions comme le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie). Pourtant, notre région se situe parmi celles où la situation sanitaire est inquiétante : la méningite à méningocoque foudroyante ne se résorbe pas en Seine-Maritime, la mortalité par cancers est plus élevée dans les cinq départements normands que la moyenne nationale, la « Basse »-Normandie fut, cet hiver, la seconde région la plus touchée pour la grippe (cf Ouest-France - 22 janvier 2009)...Nous ne mettons pas en cause la qualité des personnels soignants : nous dénonçons une situation où l'encadrement médical est insuffisant. On ne perçoit pas de perspectives d'amélioration, mais, bien au contraire, compte tenu du vieillissement de la corporation médicale, il est à craindre un véritable collapsus dans les prochaines années avec des zones de plus en plus désertées par les praticiens.

Le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire », présenté par Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, part d'un bon diagnostic : « Le statu quo n'est plus tenable » et « Il faut un meilleur accès aux soins et réduire les déserts médicaux », mais le Mouvement Normand doute que l'on puisse « repeupler les déserts médicaux, tout en respectant le principe de la liberté d'installation des professionnels libéraux ».

Le Gouvernement et sa majorité hésitent sur la voie à suivre, entre incitation ou coercition. L'incitation (relever le tarif des consultations, aider à l'installation en « zones blanches », favoriser les maisons médicales) sera-t-elle suffisante ? La coercition (obligation de consacrer plusieurs années après l'obtention des diplômes à remplacer les praticiens partis à la retraite et à ouvrir des cabinets là où il n'y en a pas, obligation pour les médecins de ville à consacrer un jour ou deux par semaines à exercer dans les quartiers désertés ou en zone rurale, non-conventionnement par la Sécurité Sociale pour les médecins s'installant dans les départements et régions où l'on constate une surpopulation médicale) peut-elle donner les résultats attendus avec une corporation jalouse de ses « libertés » ? L'idée même d'obliger les médecins à aller soigner dans les territoires désertés déclenche la tempête : « Nous ne sommes pas en Union Soviétique », tranche le Dr Chassang, président de la Confédération Syndicale des Médecins Français. On semble oublier dans le milieu médical que, d'une part, les études de médecine sont gratuites en France, que d'autres professions, nécessitant aussi de longues études (l'enseignement secondaire, par exemple, avec ses concours du CAPES et de l'Agrégation) sont contraintes depuis toujours d'accepter les postes là où ils sont libres, que le conventionnement par la Sécurité Sociale, assurant la solvabilité des patients, garantit une clientèle aux praticiens. Bref, les médecins feraient bien de méditer à propos de l'accord récent intervenu chez les infirmières qui, elles, paient leurs études et acceptent cependant un système d'installation destiné à répartir équitablement les praticiennes sur l'ensemble du territoire...

Et puis, ne faudrait-il pas sortir plus nettement du corporatisme qui limite, par le numerus clausus, à 8000 le nombre des candidats médecins issus des Facultés françaises ? La France (donc la Normandie) manque de médecins et l'on apprend, avec effarement, que nombreux sont les étudiants en médecine français qui vont acquérir leurs diplômes en Roumanie...

Autre problème : l'hyperconcentration du système des soins. Martin Malvy, président de l'Association des Petites Villes de France et président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées, signe, avec un député de l'Aisne, Jean-Pierre Balligand, une tribune libre dans Le Monde du 14 février 2009, intitulée « Médecine de proximité : les petits établissements sont indispensables. Les critiques sur leur coût et leur dangerosité sont infondées et injustes ». En voici la conclusion : « Laisse-t-on notre système de soins jouer l'hyperconcentration dont on sait les avantages, mais aussi les inconvénients et les dangers, ou bien se décide-t-on à jouer la carte équilibrée de la proximité et de l'excellence qui suppose le partage de compétences ? Toute la question est là. Elle mérite que l'on dépasse les a priori. ».

Personne ne conteste le fait que les grands plateaux techniques des CHU et CHR soient capables de relever les défis d'une médecine de pointe dotée d'un outillage performant et terriblement coûteux. Est-ce à dire que les « petits » hôpitaux de proximité soient incapables de répondre à des besoins quotidiens et le plus souvent bénins ? Faut-il qu'une maternité pratique plusieurs milliers d'accouchements par an pour être pertinente ? Combien y a-t-il de grossesses à risques (non prévues ?) nécessitant des équipes ultra-performantes ? Les temps de transport vers les grands établissements ne sont-ils pas tout aussi dangereux que les cas peu fréquents de complications nécessitant la mobilisation des techniques et des appareillages les plus pointus ?

De toute manière, ce problème est général et dépasse le cas de la Normandie. Il faut y revenir.

La situation de la Normandie n'est pas bonne : elle manque de praticiens, les « zones blanches » s'élargissent dangereusement, des pathologies récurrentes confirment l'urgence de solutions adéquates qu'une loi générale, fût-elle efficiente comme pourrait l'être la loi Bachelot, serait à même d'apporter.

Le Mouvement Normand considère que l'hyperconcentration du système des soins en Normandie, où la désertification médicale est plus grave qu'ailleurs, implique une politique volontariste d'installations de jeunes médecins généralistes (le cas échéant dans des maisons médicales bien réparties) et une présence très renforcée de spécialistes. Une prise en compte spécifique des problèmes de la région, des crédits de rattrapage indispensables (deux siècles de centralisation de la santé en France, sous l'égide de l'Etat, a abouti aux disparités régionales que l'on constate !) et une véritable régionalisation de tout l'ensemble, permettront de résoudre un problème qui peut s'aggraver dans un désastre sanitaire aux conséquences incalculables. La Normandie, 19e région (sur 22) dans le classement de l'attractivité en matière médicale, c'est un scandale auquel le Mouvement Normand ne s'accoutumera jamais !



Pour le Directorat Noir (Santé - Insécurité - Problèmes de société, etc.) du Mouvement Normand
Erik GROUARD et Guillaume LENOIR

28.04.2009

Caen : Anti et pro-avortements s'accrochent à l'église

SOURCE : Ouest-France 

 

17AC14_2606298_1_px_501__w_ouestfrance_.jpgA Caen, l'église Saint-Jean a été le théâtre d'une fin de manifestation houleuse contre les membres de SOS tout-petits. La police est intervenue après l'explosion d'un pétard géant.

 

Le Planning familial a réuni une centaine de personnes, samedi après-midi. Principalement des étudiants, déjà mobilisés dans le cadre du conflit universitaire. Cette fois, ils occupent la place de la Résistance, site choisi par l'association SOS tout-petits, anti-avortement, pour sa cérémonie, prévue plus tard. L'ambiance est conviviale. Thérèse Bahezre, présidente du Planning familial, semble satisfaite. « On les ignorait jusque-là, commente-t-elle. Mais, au niveau national et international, l'inquiétude monte par rapport aux droits des femmes. » Elle cite « le soutien du pape à l'excommunication des médecins ayant pratiqué l'avortement sur une fillette de 9 ans violée par son beau-père », « la réintégration des membres de la communauté Saint-Pie X ».

 

Les participants à la rencontre de SOS tout-petits se font d'abord discrets. Puis deux d'entre eux viennent jusqu'au pied de la statue de Jeanne d'Arc. Ils ne sont que cinq en tout. « On attendait plus de monde, confie Christophe Denis, organisateur du rassemblement. D'habitude, on est une trentaine. On ne sait pas pourquoi. »

 

Sur la place, la température monte d'un cran. Les échanges fusent : ils sont vifs et passionnés. On s'envoie « la preuve du meurtre », selon la terminologie employée par Christophe Denis, qui brandit des tracts montrant des foetus avortés, contre des accusations de « propagande de misère contre la liberté des femmes ».Le ton est appuyé. Mais il redescend quand les membres de SOS tout-petits s'en vont.

 

Quelques minutes plus tard, les pique-niqueurs partent en cortège. Ils se dirigent vers l'église Saint-Jean, où les membres de SOS tout-petits ont trouvé refuge. Déjouent un premier cordon de policiers en tenue d'intervention. Et arrivent devant l'édifice religieux.

 

La situation se tend vers 15 h 00, quand un groupe d'une dizaine de manifestants pénètre dans l'église, en scandant des slogans. Dans une sorte de pugilat, ils sont refoulés par des policiers en civil. Restées dedans, deux manifestantes se font sermonner par les forces de l'ordre. A ce moment-là, un de leurs camarades revient dans le sas de l'église avec un pétard géant, l'allume et le jette à l'intérieur.

 

Restée jusque-là à l'écart, la douzaine de policiers en tenue d'intervention s'engouffre dans l'entrée et repousse dehors sans ménagement les manifestants. S'ensuit un face-à-face tendu. Les slogans contre la police fusent. La manifestation se disperse rapidement. Sans aucune interpellation.

 

Josué JEAN-BART

27.04.2009

LA NDP DANS LE SUD-EST : C'EST DESORMAIS UNE REALITE !

Jeudi 23, vendredi 24 et samedi 25 avril, Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, François Ferrier, conseiller régional de Lorraine, et Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, ont effectué une tournée dans le Sud Est de la France afin de concrétiser l’implantation de la NDP dans les régions méridionales. Des réunions toutes aussi réussies les unes que les autres eurent ainsi lieu à Lyon, à Avignon et à Sète. Les responsables de la NDP ont été reçus vendredi à Orange par Jacques Bompard, maire de la ville. Résumé de ces journées.

 

Jeudi soir à Lyon, Pierre Vial rejoint la direction nationale de la NDP…

 

1-NDP_01_009.jpgJeudi soir se déroulait  à Lyon la première réunion de la Nouvelle Droite Populaire dans la Capitale des Gaules. Nos amis lyonnais sont venus nombreux pour écouter les responsables nationaux du mouvement. Mais l’événement important de cette soirée amicale fut la venue de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple, qui nous fit une remarquable intervention sur les menaces mortelles qui pèsent sur notre civilisation européenne et sur la nécessaire et vitale entente des forces nationales et identitaires. A l’issue de la réunion lyonnaise, Pierre Vial a accepté de rejoindre la direction nationale de la Nouvelle Droite Populaire. Fidèle à sa vocation de rassemblement, la NDP se trouve ainsi renforcée par l’arrivée d’une personnalité importante du mouvement national et identitaire. Dans la guerre que nous menons contre le Système broyeur de nos identités, seule l’unité de toutes les forces combattantes permettra de vaincre.

 

Vendredi à Orange, rencontre amicale avec Jacques Bompard…

 

NDP_01_016.jpgJacques Bompard, maire d’Orange, nous a chaleureusement reçu à la mairie de sa ville vendredi matin en présence de Philippe de Beauregard, Conseiller régional de PACA. Ce fut l’occasion de constater une large identité d’analyse quant à la situation politique du camp national et identitaire et quant aux perspectives d’avenir.

 

Au cours du déjeuner qui suivit Robert Spieler  aborda directement avec le maire la question, qui fait beaucoup de bruit en ce moment, de la mosquée d’Orange. Jacques Bombard veut-il faciliter la construction d’une mosquée dans sa ville comme l’accusent certains ?

 

C’est évidemment totalement faux. Il existe depuis longtemps à Orange une mosquée située dans un ilot insalubre du centre ville que la mairie souhaite réhabiliter. Il reste cependant à récupérer le bâtiment de la mosquée, les autres bâtiments ayant déjà été acquis par la ville. Jacques Bompard, en vertu des possibilités que lui laissent les lois en vigueur, a proposé aux musulmans l’échange de leur bâtiment contre un terrain situé à l’extérieur de la ville, ce qu’ils ont accepté. Il leur a aussi fait signer une « chartre républicaine ». On ne peut guère mieux faire. Alors, accuser Bompard de faciliter l’implantation d’une mosquée relève donc purement et simplement de la désinformation.

 

La critique est facile, mais l’art est beaucoup plus difficile. Ceux qui se contentent de raconter n’importe quoi sans rien connaître ni aux réalités locales et ni aux contraintes légales que le Système impose feraient mieux de se renseigner avant de diffuser n’importe quelles fausses informations.

 

Une visite de la ville d’Orange a permis de constater le remarquable travail réalisé par Jacques Bompard et son équipe. Ainsi, nous passons devant un immeuble d’une épouvantable laideur, il s’agit du Palais des Congrès construit par la précédente municipalité. Un panneau situé à l’entrée de cet édifice éclaire les passants : « Ce bâtiment qui se singularise par sa laideur a été réalisé par la municipalité socialiste en violation du Plan d’occupation des sols grâce à un ministre socialiste » Bravo Jacques ! Voilà ce que signifie être pédagogue !

 

Vendredi soir à Avignon, la NDP s’implante solidement en PACA…

 

NDP_01_018.jpgLa réunion d’Avignon permit à la NDP de concrétiser son implantation en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Depuis plusieurs mois, des bonnes volontés se manifestaient un peu partout dans cette région. Aussi, la tenue de cette réunion, parfaitement organisée par notre ami Jean-Marie Cojannot, fut-elle l’occasion de mettre en place des délégations de la NDP non seulement dans le Vaucluse, mais aussi à Marseille et à Nice. Ainsi, après Toulon où une réunion de la NDP est prévue pour le mois de juin, ce sont deux nouvelles sections qui voient le jour, concrétisant ainsi la présence de notre mouvement dans cette région hautement symbolique du combat national.

 

Nous avons aussi eu le plaisir, au cours de cette réunion de recevoir une délégation régionale du MNR conduite par Hubert Savon, membre de la direction nationale de ce mouvement, ainsi que des responsables du Cercle Algérianiste très présent dans la région et du Cercle national des combattants.

 

Samedi matin, la délégation de la NDP s’est rendue au Palais des Papes pour visiter la magnifique collection consacrée aux peintres primitifs  italiens.

 

Samedi, Sète et l’Hérault accueillent la NDP.

 

NDP_01_027.jpgLa tournée des responsables se terminait samedi après midi avec une réunion publique à Sète. La presse locale avait largement annoncé l’événement et ce fut une sympathique réunion qui se déroula autour de Jean-Louis Mailhac, délégué départemental de l’Hérault. La terrible crise de la pêche, principale activité de Sète, fut bien entendu abordée par les intervenants et, dans les jours qui viennent, la NDP va mener une campagne militante locale pour défendre les pêcheurs sétois.

 

La présence à cette réunion d’amis venus de Perpignan nous permet de vous annoncer la création prochaine d’une section dans cette ville.

 

25.04.2009

La politique commune de pêche...

cabillaud_bateau.jpgCommuniqué de presse de Carl Lang, Président du Parti de la France, Député européen, Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais 

 

En 2008, il y a eu 165 casses de chalutiers. En 2009, 225 sont déjà annoncées.

 

Le secteur de la pêche en France est en extrême souffrance, car le gouvernement français et Bruxelles ont décidé de sacrifier les pêcheurs français au nom de la politique économique et commerciale européenne.

 

Ainsi, la Norvège, pays hors de l'Union européenne mais qui a négocié avec elle des accords économiques pour le gaz, s'octroie à elle seule 80% du quota de cabillaud, soit 500 000 tonnes par an. La France, quant à elle, ne dispose que de 9 000 tonnes par an dont seulement 700 pour la Manche et la mer du Nord.

 

Comment, dans ces conditions, ne pas assister avec écœurement à la liquidation des pêcheurs français ? Pourquoi Bruxelles et le gouvernement français s'acharnent-ils ainsi à la disparition programmée d'un pan entier de notre économie ? Les intérêts euro-mondialistes et le dogme de libre-échange en sont l'explication.

 

Ce n'est pas l'enveloppe de 4 millions d'euros promise par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, au titre de compensations financières liées à l'arrêt des bateaux ayant atteint leur quota de pêche, qui résoudra ce problème. Il est urgent et vital de libérer les pêcheurs français de ces quotas européens discriminants et destructeurs.

22.04.2009

TERRE ET PEUPLE : REPAS - CONFERENCE (cliquez sur l'affiche pour l'imprimer)...

DUROC1.jpg

Toutes les notes